Amalia Rodriguez Somolinos (dir.)

Longtemps ignorée par la grammaire et la linguistique traditionnelles, l’étude de l’oral occupe aujourd’hui une position centrale et fait l’objet de nombreux travaux. Si ces travaux ont d’abord porté sur le français moderne considéré dans une perspective synchronique, l’étude des marques d’oralité en diachronie est aujourd’hui au centre de la réflexion.

Ainsi, cet ouvrage se propose d’étudier les phénomènes énonciatifs et pragmatiques permettant une représentation de l’oral dans les textes d’époques passées. L’étude couvre une diachronie large, qui ne se limite pas au français médiéval et peut s’étendre jusqu’au français moderne.

Sommaire

Amalia Rodríguez Somolinos, « Présentation » ;

Amalia Rodríguez Somolinos, « Perception visuelle, inférence et polyphonie : de il pert que à il paraît que » ;

Sonia Gómez-Jordana Ferary, « Qui dit amoureux, dit triste : syntaxe et sémantique du marqueur Qui dit X, dit Y du français préclassique au français contemporain » ;

Evelyne Oppermann-Marsaux, « Le développement du marqueur discursif écoute/écoutez du moyen français jusqu’au français classique » ;

Marta Saiz-Sánchez, « L’évolution des marqueurs de type si ferai je, non ferai (XVIe-XVIIIe siècle) » ;

Elena Llamas-Pombo, « Ponctuation médiévale, pragmatique et énonciation. Lire l’Ovide Moralisé au XIVe siècle » ;

Dominique Lagorgette, « Jurons et blasphèmes dans quelques textes des xive et xve siècles : représentations de l’oralité et transgression » ;

Corinne Denoyelle, « L’emploi des termes d’adresse dans l’oeuvre de Jean Bodel ».


2017 – 216 pages – Format : 17×24,5 cm
isbn : 978-2-84016-254-4 – Prix : 15€
Langue : français