Sous la direction de François Chaubet

 

Depuis presque 200 ans, la mondialisation, cette phase d’accélération sans précédent des relations sociales et des contacts interculturels, caractérise aussi bien notre univers mental qu’elle définit l’horizon de nos pratiques quotidiennes. Ce livre s’attache à en saisir toute la complexité. Il entend à la fois saisir des représentations du mondial, se pencher sur les ambassadeurs de la mondialité aux XIXe et XXe siècles, réfléchir à l’articulation du global et du local, et analyser la configuration politique globale avec les nouvelles formes de gouvernance. À l’issue de ces études, il ressort que si le monde est dorénavant unique, il est loin d’être uniforme. Selon les termes du philosophe canadien Charles Taylor, « une profonde diversité » semble même dominer par-delà les fausses impressions d’uniformité. L’ensemble de ces contributions dessine un monde global dans lequel les individus échappent à la
généralisation et à l’essentialisation mais relève d’un « tiers-espace », selon Homi Bhabba, où les identités se négocient en permanence au fil des circonstances offertes par un monde à la fois homogénéisé et fragmenté.
Finalement, selon les mots du poète Pablo Neruda, les êtres mondialisés s’apparentent un peu à des « arbres ailés » quand les racines du local montent au ciel du global.

Sommaire

Texte sommaire


2018 – 286 pages – Format : 15,5×24 cm
isbn : 978-2-84016-305-3 – Prix : 20€
Illustration N&B – Langue : français