sous la direction de Pierre Crétois — préface d’Antonio Negri

La marchandisation tendancielle de portions grandissantes de la vie humaine et des ressources communes doit-elle être interprétée comme un pillage nuisible et destructeur ou comme un processus collectivement profitable ? Force est de constater qu’elle conduit aujourd’hui à l’extension du domaine des biens privés, au détriment de celui des biens publics et des biens communs. Face à celle-ci s’élabore une série de revendications multiples autour du commun et des communs en vue de contester l’accaparement capitaliste et de promouvoir une gouvernance démocratique de ceux-ci. Que sont les biens communs ? Comment peuvent-ils être légitimement pensés, gérés ? En quoi nous permettent-ils de repenser et de réinstituer le rapport des humains à la propriété, à leur(s) milieu(x), à leur environnement ? Cet ouvrage collectif s’attache à développer ces questions sur les plans d’abord des théories puis des terrains.

 

Sommaire

Introduction générale
Élodie Bertrand, Pierre Crétois, Caroline Guibet Lafaye, Philippe Poinsot , Cédric Rio
Préface
Toni Negri

Théorie
Prendre et donner. Remarques à partir d’un texte de Carl Schmitt.
Pour un anti-nomos
Stéphane Haber
L’appropriation comme relation sociale
Pierre Crétois
Le problème de la justification du concept de bien méritoire
en perspective
Maxime Desmarais-Tremblay
Des conflits en commun ? La démocratie radicale et la gouvernance
des biens communs
Martin Deleixhe

Terrain
La part des choses : enquête autour de la fondation politique de la catégorie de communs
Léa Eynaud
Logiques d’appropriation et communs, le cas des bisses valaisans (Suisse)
Rémi Schweizer
Les commons des semences face à la biopiraterie
Eleonora Gentilucci
Les fonds marins internationaux sous le Patrimoine Commun de l’Humanité : quand le bien commun devient un outil d’appropriation
Natália Frozel Barros

Présentation des auteurs

 

 


2018 – 184  pages – Format : 15 x 21cm
isbn : 978-2-84016-301-5 – Prix : 15€
Langue : français