Charlotte Estrade

Avec Self-Portrait in a Convex Mirror (SPCM), John Ashbery propose des jeux de miroir déformant qui permettent un dialogue entre les arts et à travers l’histoire littéraire. Créateur de silence au milieu d’une poésie foisonnante de multiples voix, Ashbery ouvre des brèches et sème le doute tout en invoquant des images qui donnent à réfléchir sur la conscience de soi et la subjectivité telle qu’elle s’inscrit dans la perception du temps. Bien qu’ancrée dans le paysage politique américain, la poésie d’Ashbery bascule souvent vers le rêve. Au-delà de la difficulté des poèmes de SPCM, cet ouvrage montre l’unité du recueil, grâce à l’analyse détaillée des effets d’écho, des nombreuses anamorphoses et des procédés d’écriture garants d’une lecture toujours ouverte, dans un refus de l’immobile.

Sommaire

Introduction

SPCM dans la tradition culturelle américaine
Intertextualité et tradition du fragment
Les arts visuels en contexte : the New York School
Surréalisme, rêve et stream of consciousness
Entre canonicité muséale et fluidité musicale

« Exits and entrances » (SPCM 8) : voir et revoir, aller et (re)venir
Répétitions différenciées
Réversibilité : « looking through the wrong end / Of the telescope » (SPCM 82)
Ekphrasis poétique

La subjectivité dans le temps
L’anamorphose au service de l’exploration du moi
L’autre et la révélation ?
Attente et intervalle

« [M]apped space » (SPCM 75)
Landscapes
« [M]y version of America »: the politics of SPCM
Bodies in space

« No Way of Knowing »
Doubt
Loss of centrality
Silence

Épilogue
Bibliographie
À propos de l’auteure
Index des poèmes


2020 – 142 pages – Format : 17 x 23 cm
isbn : 978-2-84016-383-1 – Prix : 13 €
Langue : français – anglais